activités

Après les objectifs, les contenus constituent la matière principale des programmes. Les objectifs définis permettent de déterminer les éléments langagières á apprendre, qui peuvent se décomposer en éléments lexicaux et structures grammaticales, mais doivent aussi respecter les utilisations prévues. Les contenus doivent permettre aux apprenants d’atteindre les objectifs communicatifs établis. Les contenus des programmes de langue doivent être présentés et définis en termes communicatifs et ils occupent une place importante dans l’enseignement de la langue. Dans ce cadre, le programme de langue est le document où se trouve Consigné la liste des éléments á maitriser pour que les objectifs soient considères atteints.
1-4-4 Les tâches et activités proposées:
Selon l’âge des apprenants, les situations proposées mettent-elles en jeu des activités á dominante sensorielle, motrice ou cognitive?
Les activités sur les contenus sont-ils des moyens pour atteindre les objectifs?
La palette d’activités proposées est-elle suffisamment riche et variée?
Le programme permet-il d’envisager la possibilité pour l’apprenant de prendre l’initiative de ses activités d’apprentissage?
Á partir du concept d’activité langagière comme l’ensemble organisé de taches requérant l’usage de la langue cible, taches de nature communicative que les apprenants auront a accomplir, notre attention a été attirée sur le fait que les quatre habiletés traditionnellement et conjointement assignées comme but a tout apprentissage peuvent, éventuellement, faire l’objet de traitements pédagogiques dissociés: outre qu’elles peuvent correspondre á des besoins différents et isolables, elles ne mettent pas en jeu les mêmes activités cognitive-langagières: les activités réceptives de compréhension exigent la mise en œuvre de stratégies d’inférence et d’élaboration assez largement différentes des stratégies de planification, de correction et de révision requises par les activités productives d’expression. Á l’intérieur même de chacune des deux grandes
zone la même observation peut être faite á propos des activités orales ou écrites dont il relève á l’évidence qu’elles ne mettent pas en jeu les mêmes capacités.
L’analyse des activités du programme nous permet de constater si le choix des activités qui fourniront les éléments langagiers à apprendre constitue une excellente application des objectifs et des contenus retenus dans le programme.
Les activités doivent être assurées dans un contexte riche, ou non seulement les connaissances linguistiques mais aussi les valeurs personnelles sont mises á contribution. Dans ce cadre, le programme représente une solution intéressante au défi posé par le concept de langue de communication en plaçant l’apprenant dans des situations qui la favorisent et en centrant les activités sur cet objectif.
II faut enfin constater si le programme permet d’envisager que l’apprenant prend l’initiative de ses activités d’apprentissages. De ce fait, la palette d’activités proposées devra être considérée dans sa globalité et dans sa cohérence didactique, c’est-á-dire selon l’organisation séquentielle des situations et des activités d’apprentissage auxquelles le programme donne lieu.
1-4-5 Le rôle des matériels d’instruction:
Notre question initiale est de savoir si le programme permet de créer des conditions qui facilitent l’apprentissage:
1. Énumération et description des aides pédagogiques (matériaux pédagogiques).
2. Les aides pédagogiques proposées dans le programme sont-elles suffisamment riches et variées pour permettre au professeur d’être plus efficace?
3. Existent-ils des matériaux pédagogiques différents pour le professeur et pour l’élève?
4. Les matériaux pédagogiques proposés (manuels…) sont-ils prescriptifs ou bien le programme permet-il de faire des choix ouverts et diversifiés?
Les ressources explicitement prévues pour un apprentissage des langues sont non seulement plus importantes et plus diversifiées qu’auparavant, mais, en outre, disponibles sur des supports très divers. Il suffit d’examiner les catalogues diffusés par les éditeurs de manuels scolaires et de matériel didactique pour avoir une idée de la palette des supports envisageables (du support papier classique au logiciel).
Cependant, d’un point de vue didactique ce ne sont pas les “habillages” différents qui comptent mais les possibilités différenciées quant au rapport que l’apprenant engage avec la connaissance.
C’est pour cela qu’il faut, d’une part, qu’elles soient décrites de telle sorte que toutes les informations pertinentes par toutes leurs utilisations potentielles soient présentées, que cette présentation soit “transparente” et facilement décodable par ses utilisateurs.
D’autre part, en ce qui concerne, la grande variété des types d’apprentissage qu’un cursus doit rendre possible, ceci implique que les ressources proposées doivent permettre á apprendre de réaliser tous les apprentissages pour atteindre ses objectifs.
Quelles sont les caractéristiques que doivent présenter les matériels d’instruction?
Les aides pédagogiques peuvent avoir trois fonctions: illustrer et prolonger les messages de l’enseignant, être une source autonome d’information, être l’occasion d’une création de la part des apprenants. Les ressources d’apprentissage sont des outils qui s’insèrent dans une démarche. L’efficacité atteinte dépend autant de la valeur de la démarche qui doit favoriser l’activité de celui qui apprend, que de la qualité de l’outil.
Comme on a déjà signalé le choix des moyens pédagogiques adéquats dépend des objectifs que l’on poursuit. II faut choisir les supports qui fourniront les éléments langagiers á apprendre. Dans ce cadre, les ressources doivent constituer de véritables aides à l’apprentissage.
Il s’agira de rassembler et de proposer des documents variés et des suggestions multiples d’activités permettant de développer les activités de compréhension et d’expression des élèves.
Il faut finalement qu’elles soient adaptables: